Ateliers en milieu scolaire

Pour questionner les évidences du quotidien, s’étonner de l’ordinaire, et repenser son rapport à l’altérité.

Les ateliers en milieu scolaire sont destinés à un large public, allant de l’école primaire aux formations universitaires et professionnelles. Chaque atelier est unique, il se construit autour des objectifs et problématiques définis avec l’équipe éducative. Le nombre de séances est fixé en fonction de ces objectifs.

Des ateliers d’ « ethnologie? »

L’ethnologie est une science qui s’intéresse à la fois à ce qui est commun à toutes les sociétés et à ce qui les différencie. Cette discipline vise à comprendre ce qui pousse les gens à faire ce qu’ils font, tout autour du monde.

C’est la science du détour : On découvre ce que font d’autres personnes, ici et ailleurs, aujourd’hui et autrefois, pour mieux questionner et comprendre nos propres pratiques et modes de fonctionnement, ici et maintenant.

Associés à des techniques d’animation de groupes et à une pédagogie active, les ateliers d’ethnologie permettent d’aborder de manière ludique des questionnements sur la vie en société et sur la construction d’une citoyenneté ouverte sur le monde.

Quelques exemples d’ateliers thématiques

Bien d’autres sont à imaginer!

L’idée que nous avons de la nature et de l’environnement est profondément marquée par notre culture, notre histoire. Alors que les questions de développement durable et de gestion et protection de l’environnement sont au coeur de tous les débats, cet atelier invite à repenser différemment la nature dans notre quotidien : usages et savoirs locaux de la nature, représentations que l’on s’en fait tout autour du monde, différences de points de vue sur la gestion des ressources. Parler de la nature permet ici d’échanger sur les différences culturelles. De même, en parlant des différences, nous construirons une réflexion sur le rapport à l’environnement.

Chaque geste, posture, manière de voir, d’entendre et de percevoir le monde est modelé par le contexte social et culturel dans lequel grandit un individu.  Dans cette animation, des jeux permettent d’ouvrir le débat simplement sur des thèmes complexes : peut-on tout accepter au nom des différences culturelles? Existe-t-il des valeurs universelles? Nous redécouvrirons comment chacun-e modèle son corps: coiffures, styles vestimentaires, bijoux… mais aussi les techniques sociales du corps: manières de saluer, de s’asseoir, de marcher, de regarder l’autre. Une manière détournée de parler des normes sociales et des différences.

Si manger est un acte naturel, vital, il est également profondément enraciné dans nos habitudes familiales, culturelles, dans nos histoires, notre environnement… L’alimentation n’est pas seulement une nécessité biologique : elle met en scène de manière concrète les valeurs d’une culture ou d’une époque. A travers la nourriture, nous posons bien souvent les jalons de notre identité et nous définissons les contours de l’altérité : l’Autre, c’est d’abord celui qui ne mange pas comme soi. C’est autour de ces réflexions que repose l’animation, pour partir à la découverte des manières de manger et des croyances sur l’alimentation tout autour du monde.

Cette animation a été conçue pour travailler sur les situations de harcèlement en milieu scolaire. Elle permet aux élèves de comprendre les dynamiques de groupe qui peuvent amener à l’exclusion. Par des jeux, chacun peut réfléchir à la place qu’il occupe dans la classe. L’atelier contribue à développer la solidarité et l’empathie entre les élèves. Il suscite des échanges sur la question des normes sociales et l’influence de ces normes sur l’inclusion ou l’exclusion des personnes au sein des groupes. L’atelier permet de questionner collectivement le rapport à la différence.

La rencontre interculturelle est une expérience forte pour toute personne qui l’expérimente. Préparer les élèves à cet événement permet d’exploiter au mieux les opportunités de réflexions et de partage qu’une telle rencontre peut offrir : découverte de valeurs, normes sociales, chemins de vie, histoires individuelles et collectives différentes des siennes… A travers cette animation, il s’agit de créer une ambiance conviviale et propice à l’échange lorsque les participants du projet sont réunis et d’approfondir les réflexions des élèves sur certains points clés: différences et similitudes culturelles, relativité des valeurs.

Qu’ont à dire les jeunes sur leur quotidien en milieu scolaire? Et les adultes qui travaillent dans l’établissement ? Quelles sont les envies, les difficultés, les frustrations et les satisfactions qui animent les uns et les autres jour après jour ? Quelles améliorations peuvent être proposées, concrétisées, dans ce quotidien en milieu scolaire ? Il s’agit ici de former des élèves aux techniques d’enquête de l’ethnologie (observation, entretiens individuels), combinées à des méthodes d’animation issues de l’éducation populaire (méthodologie participative, éducation par les pairs) afin d’évaluer l’ambiance générale de l’établissement scolaire, mettre en lumière les fonctionnements et dysfonctionnements relationnels, et les leviers d’action possibles.

Comment montre-t-on ses émotions tout autour du monde? L’amour est-il un sentiment universel? S’exprime-t-il partout de la même manière? Cet atelier invite à repenser nos émotions quotidiennes et à les questionner en tant que miroirs des normes et valeurs d’une culture et d’une époque. Nous verrons également les modèles amoureux véhiculés par les médias, et comment se manifeste « l’expression obligatoire des sentiments » tout autour du monde.

Selon la culture dans laquelle on grandit et l’éducation que l’on reçoit, on ne devient pas un garçon ou une fille de la même manière. Si les formes du féminin et du masculin varient à travers le monde, cette division entre les genres est néanmoins présente dans toutes les cultures. Tous ensemble, nous réfléchirons à comment on devient un homme ou une femme dans notre société, les modèles qui nous influencent, notamment dans les médias, mais aussi les modes de relations qui en découlent. Nous verrons comment ces normes du masculin et du féminin peuvent entrainer tout un panel de préjugés et discriminations ordinaires.

Depuis toujours et à travers les cultures, petits et grands jouent. Mais à quoi joue-t-on exactement ? Les jeux sont-ils les mêmes d’une époque à l’autre, d’une génération à l’autre, d’une culture à l’autre ? Existe-t-il des invariants, des jeux que l’on retrouve à travers le monde et à travers le temps? Un atelier-enquête pour partir à la découverte du monde ludique en l’expérimentant. Nous réfléchirons ensemble aux lieux et aux temps des jeux, aux jeux qui se ressemblent, aux jeux qui rassemblent...Et si jouer était la chose du monde la mieux partagée ?

Que signifie habiter dans une ville? Dans un village ? Quels sont les espaces considérés comme publics ? privés ? Quels sont les usages, normes et valeurs ayant cours dans les espaces publics: que voit-on ? que fait-on ? qu’aime-t-on ou pas de tel parc, telle place ou rue de son quartier ? A travers cet atelier, il s’agit d’échanger autour des représentations que l’on a du « chez soi », en s’intéressant notamment aux environnements sonores, aux activités qui s’y déroulent, aux limites entre un « chez soi » et un « chez les autres » , aux interactions entre les gens, aux relations de voisinage.

La division entre le propre et le sale est universelle. Mais partageons-nous tous les mêmes représentations de ce qui est propre ou sale? Comment définit-on ce qui est propre ou sale, chez soi, dans la rue ou dans des bâtiments publics? Quelles sont les pratiques de propreté? Comment varient-elles selon les croyances religieuses, les cultures, et les découvertes scientifiques? Par cet atelier, nous verrons comment parler de la saleté peut nous amener à appréhender un grand nombre de préjugés au quotidien…

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